Le protocole UDP (User Datagram Protocol) est un protocole de transport du modèle OSI, situé dans la couche 4 (transport).
Contrairement à TCP, UDP est un protocole non connecté, non fiable, mais rapide.
Un segment UDP se compose d’un en-tête très léger de 8 octets, structuré ainsi :
| Champ | Taille | Description |
|---|---|---|
| Port source | 2 octets | Identifie le port de l'expéditeur |
| Port destination | 2 octets | Identifie le port du récepteur |
| Longueur | 2 octets | Longueur totale de l’en-tête + données |
| Checksum | 2 octets | Vérifie l’intégrité des données |
UDP est privilégié pour des communications rapides où la fiabilité n’est pas critique :
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Latence réduite (pas de handshake) | Pas de retransmission en cas de perte |
| Faible surcharge réseau | Pas d’ordonnancement des paquets |
| Très simple à implémenter | Pas de contrôle de flux ni de congestion |
| Caractéristique | UDP | TCP |
|---|---|---|
| Connexion | Sans connexion | Connexion (handshake) |
| Fiabilité | Non | Oui |
| Contrôle de flux | Non | Oui |
| Contrôle de congestion | Non | Oui |
| Cas d’usage | Temps réel, DNS | Transfert fiable (ex: HTTP, FTP) |
Exemple de requête DNS en UDP (port 53) :
dig google.com @8.8.8.8
Capture réseau Wireshark :
UDP est vulnérable à certaines attaques :
Mesures recommandées :
UDP est un protocole essentiel pour des usages nécessitant rapidité, simplicité, et faible surcharge. Son absence de mécanismes de fiabilité en fait un excellent choix pour des applications temps réel, mais il doit être utilisé avec discernement dans les environnements critiques.
Références :